Pour toute personne accueillie sans mesure de protection juridique ou sous curatelle, seule sa propre signature est valable.
En cas de litige, l’absence de signature de la personne accueillie risque d’invalider la demande pour vice de forme. Lorsqu’elles ne sont pas sous tutelle, il est indispensable que les personnes accueillies signent elles-mêmes les contrats d’accueil, avenants, déclarations URSSAF etc... Les curateurs ou aidants familiaux assistant la personne accueillie dans les démarches administratives peuvent cependant les cosigner.
Exemple concret, cité en 2015 par l’association Iséroise 3DAF :
Une accueillante avait saisi le tribunal d’instance pour obtenir le paiement des salaires restant dûs suite au départ de la personne accueillie.
Le tribunal d’instance a jugé que le contrat d’accueil, signé uniquement par le curateur de la personne accueillie, était frappé de nullité par application de l’article 465 du Code Civil qui stipule que
Le tribunal s’est appuyé pour ce jugement sur les articles :
– 440 du Code Civil qui stipule que
– 467 du Code Civil stipulant que
– 459-2 du Code Civil stipulant que
Concrètement : qui doit absolument signer ?
– pour une personne autonome, sans tutelle ni curatelle > la personne accueillie
– pour une personne sous curatelle > la personne accueillieet son curateur
– pour une personne sous tutelle > son tuteur
Nous conseillons aux accueillants comme aux Conseil Départementaux (destinataires d’une copie des contrats et avenants) de vérifier la validité des documents en cours de validité. Tout document non conforme devrait être rapidement régularisé.